Mercredi 14 novembre 2007

J'ai laissé le temps, j'ai
laissé les heures, pour me situer dans un entre-deux bien confortable. De ma place j'observais, j'attendais, le regard en alerte, dans un environnement bien brumeux.
De mes frontières morales j'ai laissé glisser le silence, j'ai laissé, immobile, mes rides se creuser un peu plus.
Pas un mot ne sortait, pas une syllabe. Engoncé dans mes certitudes, je défiais, muet, ces instants de vide, de retour sur soi.
Alors je me suis perdu dans d'autres paroles, toutes trop faciles, trop simples, paroles sans lendemain, futiles, légères, je glissais mes mots vers d'autres oreilles, je couchais ma prose au creux
d'autres épaules...
Puis ce fut le silence.
[...]
De ma frontière imaginaire je me suis réinventé un langage, et peu à peu, un autre paysage est apparu.
Dans ce paysage, d'autres univers existaient.
Que faire ?
Je repartais en découverte...
Commentaires