RECOMMENCER...

Se laisser entraîner par le temps, par les jours et par les semaines. Sentir que les heures passent, qu'elles s'écoulent autour de vous et que rien ne peux y changer. Vous voilà donc emporté d'une année à l'autre sans même vous en être rendu compte..........
J'ai l'impression d'être à peine descendu du train en marche.... je redescend sur terre avec un certain retard à combler. Nous voilà donc le 4 janvier 2006, et je refais surface. Merci d'avoir patienté !
La réalité se rappelle douloureusement à moi. Retour sur le droit chemin, retour en ville, retour au travail.
Une petite pointe de plaisir qui transparaît, savoir dépasser la date butoir, et recommencer.
Recommencer à être, recommencer à découvrir et à s'émerveiller. Recommencer à vous dire, et recommencer à jouer des mots.
Début de semaine dans le métro, je lève les yeux de mon livre, et mon regard s'arrête sur une affiche. Il s'agit d'un encart poétique, que la R.A.T.P. s'amuse à essaimer dans les rames. Habituellement je reste assez froid devant ces quelques vers polonais ou tchèques. Cette fois pourtant, je souris. Il ne s'agit pas d'un poème, enfin pas vraiment. L'auteur ? Je ne m'en souviens plus, je crois qu'il s'agit d'un brésilien (année du Brésil, oblige.) Le poème s'intitule : "Pneumotorax"
- Vous avez une cavité dans le poumon gauche et un voile au poumon droit
- Alors, Docteur, on ne peut pas tenter le pneumotorax ?
- Non, la seule chose qui reste à faire, c'est de jouer un tango argentin.
A croire que le non-sens est à l'humour ce que le tango argentin doit être à la médecine.
Se laisser dériver avec les mots est la meilleure solution et le meilleur programme, en tout cas j'aime à penser qu'il faut se laisser glisser.
Mi Buenos Aires Querido...