ETRE COOL

Publié le par scape

Et voici le mot d'ordre, l'attitude ultime : être cool !!

Partout autour de moi, tout le monde n'a que ce mot à la bouche : c'est cool !! Tout est cool !!!

Bon, et moi si j'avais pas envie d'être cool, si j'avais plutôt envie de faire ma mauvaise tête et déclarer qu'avoir mauvais caractère, eh bien, franchement : c'est cool !!

Ras-le-bol de ce jeunisme ambiant qui voit la "cool-attitude" mise en étendard, et la "non-culture" élevée au rang de vertu.

Honnêtement on ne peut pas avoir une vision du monde aussi étriquée, et être "cool" se résume souvent à avoir un aperçu des choses basé sur un malentendu total.

Être "cool", c'est bien  se prendre pour le nombril du monde....

Mais que faire....  partout l'on vous répète : soyez cool !!.... alors tant bien que mal, on tente quelque chose.... on fait au moins un effort.... on essaye d'être "cool".....  on regarde, on imite.... une petite dose de je-m'en-foutisme..... une altération sérieuse de notre sens de l'humour, et nous voilà devenu "l'aquoiboniste" de la chanson.

Mais tout va bien, c'est cool !!

Enfin presque...

Tout va pas si bien que ça, ...... oui je sais, ça casse l'ambiance

"ça casse" !!!   :  Ah non, là c'est vraiment trop pour moi

Le trip "Brice de Nice" et cette foutue "cool-attitude", tout ça commence à me porter sur les nerfs, je vous assure. Et quand je commence à "avoir les nerfs", croyez-moi, c'est pas "cool" !!!

Le prochain qui me dit que je suis "cool comme mec", ça va vraiment mal se terminer !!!

Une dernière fois : JE NE SUIS PAS COOL !!!

[..Mais quel mauvais caractère, ce Scape..]

 

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Publié dans Humeurs

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R
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J
Plutôt... tout à fait d'accord avec toi ! Le mot "cool" employé à tout va me hérisse littéralement, il ne veut rien dire et est totalement galvaudé. Je me rends compte que pour beaucoup il remplit certains vides, plutôt qu'un silence, ou un "euh" ou un "hummm", il y aura un "coool", lâché dans l'air comme une façon de rompre ce silence que l'on ne sait plus apprécier !
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P
Cool, trop machin chose, pour moi ça n'est rien qu'un mode d'expression qui me donne à rire.<br /> Canal + a diffusé récemment "brice de nice". A peine ai-je tenu dix minutes, préférant éteindre plutôt que de céder à la tentation de pester.<br /> Cool, non?
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J
Tu trouveras ce texte de Fabrice Néaud à l'adresse suivante :<br /> http://perso.wanadoo.fr/soleille/fabriceneaud/auteur/propos.htm#sympa<br /> Scape, merci de tes compliments, mais si j'avais vraiment été à la hauteur, je serais l'auteur de ce texte... je ne suis pas Fabrice Néaud.
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J
Ton article - auquel j’adhère totalement - me rappelle un propos de Fabrice Néaud que je reproduis ci-dessous :<br /> Sur l'idéologie du sympa<br /> « Le "coolisme" ? C'est un autre nom de "l'idéologie du sympa", autrement appelée le "sympatho-coluchisme" ou encore le "bigardo-sémounisme" ou bien le "copino-boboïsme" sinon le "popecko-muriellerobino-guignololesnullisme"... Est-ce plus clair ainsi ? (Nous pouvons également l'appeler plus simplement "beauf de gauche".) <br /> Il y a aussi ce qu'on appelle le "syndrome du second degré systématique" qui est un dérèglement lumpen-prolétaire de la pensée dominante de la petite bourgeoisie. <br /> On peut appeler le malade atteint de ce dérèglement (une grande majorité de la population occidentale - mais, rassurons-nous, cela n'atteint ni les fonctions motrices ni le réflexe limbique qui pousse à la consommation tous azimuts, seulement le cerveau...) un "idiot libéral". <br /> La maladie commence souvent par une ouverture d'esprit assez mollement large en début d'existence (une adolescence crypto-rebelle prolongée avec de la bière, des pétards et des fins de soirée assis contre les plinthes d'une pièce enfumée avec de mythiques "potes") qui pousse le malade, pendant la période d'incubation, à accepter tout et n'importe quoi de ce qu'il croit être "l'Autre" (en fait, le "Même" mais dont le pantalon dégueulant sur les chevilles et faisant dépasser le caleçon n'est pas tout à fait rigoureusement de la même marque) au nom d'une prétendue (mais non moins fièrement proclamée) tolérance... Il lâche alors des phrases du type : "Moi, je suis pour le métissage culturel", "faut être ouvert dans sa tête", "ce concert était hyper-sympa", "j'adore Egon Schiele". Mais plus souvent, il emploie des tournures de phrases comme "c'est trop..." quelque chose ("c'est trop fort", "c'est trop de l'ogive", "c'est trop de la balle"...). Ensuite, l'expérience de la vie et les baffes dans la gueule aidant, il se rend compte que le monde qui l'entoure ne peut pas correspondre à ce schéma angélique auquel ces soirées de "percus" avec deux doigts sur la table du "pub" dans lequel il a sifflé trois "pintes" de bière avec ces mêmes Autres (souvent en même phase d'incubation), fumé un joint et que le cocktail pintes/joint/potes l'a vraiment "trop" déchiré. Mais refusant d'abandonner sa vision "cool" (nous y revoilà) du monde et son vocabulaire, de peur d'être rejeté par les autres malades (car le malade ignore qu'il est atteint, les autres aussi, et c'est ce qui fait que se répand l'épidémie), il n'a plus que le repli vers une attitude soit franchement cynique (ce qui ne le "branche" guère) soit tout simplement "distanciée". Il applique donc à merveille un "second degré" permanent qui lui permet de sauver la face en toutes circonstances, laissant croire à son entourage qu'il n'a plus besoin d'argumenter ses théories pour se la péter grave dans le vent alors qu'il n'a jamais réfléchi une seule fois de sa vie. <br /> Le "cool" continue à être "cool" avec le sérieux de son adolescence en moins et le mérite très "fin de siècle" d'être toujours là, surplombant le monde et les autres grâce aux avantages d'un pseudo "recul", la fameuse "distance". Il est incapable de premier degré, sauf dans ses goûts qui ne font que trahir son niveau culturel... qui ne se discute pas (car il veut bien discuter de tout, puisque tout se discute, sauf de ça, qui reste sacré dans l'escarcelle réduite d'un cerveau amoindri par la maladie). <br /> Le "cool", ou le "sympa", est un fasciste qui s'ignore... Il s'illustre par l'emploi très fréquent, justement, de ce qui le définit lui-même parfaitement sans qu'il ne s'en rende compte. Si une discussion l'amène en des territoires de la pensée qui ne collent pas avec la pensée dominante qu'il sert (voir les phrases qu'il employait naguère et les idées sous-jacentes qui les sous-tendent), perdant pied, il ne connaîtra pas de meilleure défense que l'attaque veule et molle. Il aimera à utiliser les "armes absolues" du langage. Nous l'entendrons dire, donc : "si on va à l'extrême de ce que tu penses..." (et paf ! l'autre se voit traité de fasciste...) ou : "C'est dangereux de dire des trucs comme ça...". Comme seconde arme, lorsque l'autre, se voyant taxé de fascisme intellectuel essaiera lui-même de s'en défendre (car qui se voit traité de "fasciste" se retrouve immanquablement soupçonné de l'être, c'est cela une arme absolue du langage...), il emploiera : "Oui, mais là, t'es limite parano...". Sinon, sa préférence ira au fameux : "tu te prends la tête..." court-circuitant toute possibilité, chez autrui et dans le reste du monde qui l'entoure (et la maladie étant fort répandue, nous pouvons dire le reste du monde), de laisser émerger, tout simplement, une "pensée". <br /> Mais il serait réducteur de n'éclairer que la face "empêcheur de tourner un carré en rond dans sept fois sa langue" du sympacool. Il est aussi, malgré son dérèglement intellectuel, un grand positiviste. Son positivisme est un solipsisme primitif qui se résume à cette pensée et aux actes qui en découlent, comme de ce commandement qu'il a fait sien : "l'important, c'est d'être soi-même". Toute sa vie, le sympacool (qui ne peut pas éternellement fumer des pétards, jouer du jumbé à 3h. du mat à cause des voisins) intégrera donc ce commandement en essayant de "joindre les deux bouts" pas toujours conciliables (eh oui, désormais, lui qui ne voulait pas de gosses, pour rester libre dans sa tête, en a maintenant un, et la naissance du marmot fut immanquablement le plus beau jour de sa vie...) "être lui-même". C'est pourquoi il se gardera bien de juger (publiquement) les goûts des autres (ou alors en très petit comité, avec lequel il sera si bon de "ne pas être d'accord", parce que : "qu'est-ce que ça serait chiant si on était toujours d'accord !" (chose qu'il n'a jamais expérimentée, puisqu'il n'est jamais d'accord avec personne - mais c'est justement "ça", la richesse de l'échange : "on voit qu'on est tous différents")) allant jusqu'à faire sienne la pensée de Lévi-Strauss qui affirme qu'il "n'y a pas de culture supérieure ou inférieure à une autre, il n'y a que des cultures différentes". De cette maxime louable, il en retirera surtout que tout est culture, même quand on n'en a pas... <br /> Le "coolisme", oui, c'est un peu comme l'alcoolisme sans alcool. Je dirai plus volontiers, c'est un peu comme de l'intellectualisme à l'envers, sans intellectuels... »<br /> Fabrice Néaud
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S
Un grand merci Jean-Yves pour ce commentaire.<br /> Le Fabrice Néaud en question m'était déjà éminement sympathique, mais là j'avoue que j'aurais plaisir en plus à lui serrer chaleureusement la main.<br /> Une petite question : où as-tu trouvé ce texte ?  Cela ne fait pas parti du Journal ?<br /> Et encore une fois merci pour tes commentaires toujours à la hauteur !!