PARTIR

Publié le par scape

Voilà presque une année écoulée.

 

Une année habituelle, avec ses hauts et ses bas, une année de faste et de vaches maigres, une année de rencontres et de solitude.

 

Une année qui s'achève dans une chaleur caniculaire, dans le bitume qui fond et le fond de l'air immobile.

 

Une année qui se répète, une histoire qui se répète, et l'été qui s'abat, toujours au même moment, comme le signal indémodable du départ, du partir, de l'ailleurs.

 

C'est justement cet ailleurs qui m'appelle, une fois de plus. Paris ne ressemble plus à rien et je n'ai pas vocation à rester planté là, une glace à la main, dans la béate observation des corps en sueur et des shorts qui raccourcissent....

Je veux retourner à l'hiver, et aux hauts plateaux.

J'abandonne tout, la musique, les livres et l'ordinateur. J'abandonne ma petite personne et mes petites habitudes. Ma tasse de café posée sur le bureau et mon dictionnaire posé par terre. J'abandonne de menus plaisirs et des conforts rassurants. J'abandonne l'été et j'abandonne la chaleur. J'abandonne la ville et ses méandres, ses couloirs et ses escaliers mécaniques. J'abandonne la pollution et les voitures, le bruit pour d'autres bruits, d'autres sons et d'autres parcours sinueux.

Je retourne à l'abandon et à l'espace.

Encore quelques mots, ici même.

Encore quelques messages qui partiront d'eux-mêmes, à date choisie, pour dire la présence et la pensée. Quelques messages à vos adresses, pour le plaisir d'apparaître de temps à autres.

Quelques messages, quelques mots, pour écrire ailleurs et publier ici.

Pour penser autrement quand le besoin de tout lâcher devient le plus fort.

Il est temps, à présent, de retourner à l'hiver.

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Publié dans Humeurs

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P
J'ai toujours détesté cette notion de fin d'année, de théâtres déserts, de musées livrés aux randonneurs.<br /> Je te souhaite Scape de bonnes vacances mais désespère déjà de ton absence et ces billets qui viendront, postés par la machine, me paraissent déjà devoir me donner l'illusion mais n'est-ce pas là ce monde d'écrans interposés?
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H
Bien que fils du soleil je garde un espace de brume, une plage de verglas et un souffle rageur de bise pour espérer tes rencontres.<br /> Ne pars pas.
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