DE DOS
Je me rends bien compte à quel point je disparaît ces derniers temps. Je m'efface devant d'autres tâches, je me plie à d'autres horaires, à d'autres priorités qui n'en sont pas.
J'avance masqué et je tourne le dos. Comme un déni, une négation, je laisse tomber les épaules, et je me rends invisible, perdant l'envie, perdant les mots, perdant la petite étincelle qui vibre, et qui maintenant vacille.
A force de se laisser dévorer par les autres, il vient le moment où il est temps, à votre tour, de montrer les dents. Même si l'habitude de grogner est perdue, même si l'appétit s'est émoussé.
Je vais tenter de m'écouter davantage, non pas dans l'apitoiement, mais dans le désir.
Le désir d'être par-là de temps en temps, et de partager quelques lignes et quelques vers à votre santé !
Je n'ai pas à retrouver ce même désir, mais juste à le canaliser dans un espace temps qui m'échappe.
Avec votre aide, je vais tout bonnement me rappeler à l'ordre...