A PROPOS DES IMAGES

Publié le par scape

Les quelques images qui se trouvent dans mon album photo sont essentiellement issues de films muets. Je me suis simplement amusé à les retravailler sur ordinateur selon l'humeur du moment.

Au-delà du travail extrèmement basique de la retouche d'image, je voudrais plutôt m'arrêter sur la propension que j'ai à rechercher de façon quasi empirique ce type de témoignages d'un cinéma totalement disparu.

Soyons clairs, j'ai une réelle fascination et un amour imodéré pour les films muets. J'apprécie cette absence de parole, de trop plein de sens, et la mise en forme absolument unique qui en résulte.

Les plus belles images que j'ai pu voir sur un écran proviennent des films muets, et je suis, en outre, captivé par les visages, et la gestuelle corporelle des acteurs et actrices de cette époque.

D'aucuns me disant que ces films sont terriblement datés et certains carrément obsolètes. Pour certains certes, mais la modernité qui, pour moi, émane de ces films est toujours d'actualité.

Tout type de langage filmique a été inventé à cette époque, tout a été osé jusque dans une liberté d'expérimentation la plus totale.

Et puis, il y a ces visages, capables de parcourir la moindre des émotions, de la plus douce à la plus animale.

- Lilian Gish dans "Le Vent", "La Lettre Ecarlate" ou"Le Lys Brisé"

- Falconetti dans la Jeanne d'Arc de Dreyer

- Louise Brooks devant les caméras de Pabst

- Le visage insondable de Garbo

- Le corps incendiaire de Valentino comme parabole du désir

- "Queen Kelly" et "Les Rapaces" de Stroheim

- "Métropolis" et "L'Aurore"

- "Caligari" et "Le Golem"

- Eisenstein, Chaplin, Sjöström

-"La Femme au Corbeau" de Borzage

- Méliès à l'infini

- Murnau, évidemment .....

La liste serait interminable..... Il s'agit d'une bousculade d'instantanés, d'existences brûlées et de tempêtes de sable. Il s'agit d'une histoire d'ombres et d'angles. Il s'agit d'abandons et d'envies, de lèvres trop peintes et de gestes trop saccadés.

Et pourtant, je vois dans ces films une exacerbation de la vie comme nulle part ailleurs, une mise en abîme extrème dont la trace est vive, muette certes, mais terriblement vive.

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Publié dans Humeurs

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J
Merci de ces précisions. Tu rends là un bel hommage - créatif - de ces images.
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