UM FADO
Juste deux ou trois notes.
Deux ou trois notes de musique.
Une musique telle un univers proche de l'intime.
Nouvelle catégorie, pour mieux se découvrir, mais toujours "au travers de.."
Au moment où j'écris ces mots, voici celui dont la voix s'élève et me transporte.
Pendant longtemps je n'ai connu du fado que des voix féminines, plus ou moins pures, plus ou moins starisées.
Le Fado s'est inscrit en moi peu à peu, j'aime infiniment ces quelques notes de guitare portugaise, et la plainte qui s'élève, indispensable et douloureuse. Une plainte charnelle qui vous transperce et gagne vos émotions les plus enfouies.
A la recherche de la note pure, j'ai contourné et délaissé les soi-disants représentants officiels du genre, et les nouvelles Amalia Rodriguez qui apparaissent par magie tous les quatre matins.
Il y eu alors cette chanson : "Se Ao Menos Houvesse Um Dia" et cette voix : celle de CAMANE.
On dit de lui qu'il est le "Prince du Fado", mais peu importe.
Sa voix est une invitation, une main tendue. Une émotion sur le fil, quelque chose de ténu et d'infiniment pur... L'âme du Fado, ou l'âme d'une ville, je n'entends que la chaleur des mots, que la rondeur du timbre.
Je suis la tristesse et la mélancolie aussi.
Le Fado de Camané est l'un de mes univers cachés, sa voix le réceptacle de mes sonorités.