BANDONEON

Publié le par scape

Instrument de l'âme pleureuse.

Le soufflet fatigue, et la plainte s'en saisit.

Les doigts agiles marquent un air de fatalité.

De la tragédie antique sur les trottoirs de la Boca.

 

Je suis la respiration du mucisien.

Sa tristesse et son abandon.

Un tango abîmé et qui vient d'on ne sait où.

La vision de l'Aleph.

Et le soupir du bandonéon.

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Publié dans Deux - trois notes

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H
Quelle belle complémentarité entre ce billet et le commentaire de Jean-Yves.Grâce aux deux je viens de vivre un moment parfait.Tiens, je relis...
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J
La langue française, comme je suppose toutes les langues, possède des ambiguïtés pour mon plus grand plaisir :<br /> "Je suis la respiration du musicien..." : SUIVRE ou [peut-être, et] ÊTRE ?
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S
Je crois que je vais laisser l'ambiguïté en suspens.........