DIVERSES MEMOIRES

Publié le par scape

Notre époque s'entiche toujours un peu plus de mémoires, de commémorations et autres monuments à la hauteur de nos glorieux prédécesseurs.

Il est de bon ton, en public, de faire remarquer son attachement au passé, "si douloureux soit-il", de faire amende honorable, de pardonner, de dénoncer, le tout accompagné d'une mine contrite, du plus bel effet.

Voilà donc le spectacle que l'on nous propose régulièrement, et qui aujourd'hui prend toute sa dimension dans la journée commémorative de l'esclavage et des traites négrières. Crime contre l'humanité s'il en est.

S'il était enfin temps de reconnaître ces premiers génocides à l'échelle d'un continent, il est franchement désolant d'être confronté à un tel déchaînement de contre-sens, de récupération politique en tout genre, et de manipulations de la mémoire.

Que dire sinon que la société du spectacle est passée par là, et que la trace qu'elle laisse est bien navrante.

Je suis désolé que les médias estiment que les personnes les plus à même de parler de cette mémoire se résument à des joueurs de football et autres rappeurs.

Je suis désolé de constater une fois de plus la pleutrerie de nos politiques, qui sous des couverts humanistes, n'hésitent cependant pas à dicter une pseudo "mémoire nationale" !!

Je suis désolé qu'au 21ème siècle, les ors de la République continuent habillement à masquer les chaînes, et à refermer négligement les différentes éditions du code noir.

Je suis désolé que certains historiens peu scrupuleux se décident à réécrire l'histoire dans un angle bien trop obtus.

Instrumentaliser la mémoire est un sport national, et il ne date pas d'hier.

Que la mémoire des peuples s'empare de la mémoire des institutions, et cessons de croire que l'inverse est une vérité indétrônable.

 

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Publié dans Humeurs

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P
Je ne sais pas ce qu'est un trackvack et peut-être voudra-t-on bien me le dire cependant : j'oeuvre beaucoup avec mon ami pour éloigner de lui cette référence constante au passé, clé du présent. J'y parviens si peu qu'il me stupéfie quand, me surprenant à une telle ou telle réaction, il me renvoie à l'exemple de ma mère et que, de toute évidence, il ne se trompe pas. Ce qui me désespère parce qu'il n'est rien de + triste, à mon sens, que de se deviner sous l'influence de quelqu'un, d'être un peu envahi par un autre fut-il aussi précieux qu'une maman. J'écris, j'écris et comme toujours me perds.
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P
Pour regarder droit dans les yeux le traumatisme, l'histoire de france va se répétant. j'ai tenté un jour d'illustrer un billet par une affiche que nous trouvions en allemagne pour tenter de dire comment ce pays se comportait, avec plus de courage m'a-t-il toujours semblé. Mais mon message fut un flop!
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