KAMCHATKA

Publié le par scape

"Les livres de géographie nous apprennent où nous vivons, ce qui nous permet de voir plus loin que le bout de notre nez. Notre ville fait partie d'un état, notre état d'un continent, notre continent est dans un des hémisphères et cet hémisphère est baigné par certaines mers, ces mers qui sont l'élément vital de la planète toute entière : on ne peut concevoir les uns sans les autres. Les cartes physiques révèlent ce que les cartes politiques dissimulent : que toutes les terres sont les mêmes terres et que toutes les eaux sont les mêmes eaux. Il y a des terres hautes et d'autres basses, des terres humides et d'autres sèches, mais ce sont toujours des terres. Il y a des eaux froides et d'autres chaudes, des eaux profondes et d'autres superficielles, mais ce sont toujours des eaux. Au-delà, toute division artificielle, comme sur les cartes politiques, conduit à la violence."

 

Extrait de "KAMCHATKA"

Marcello FIGUERAS

Editions Panama 2007

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Publié dans Personnelle Planète

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H
Les hommes, tous identiques et composés des mêmes matières et liquides, et peut-être même esprit, s'entretuent pour la politique (admirez au passage le dévoiement du terme).Ils ont façonné la terre à leur image.La terre de la nature est belle et cohérente, la terre des hommes est laide et écartelée.
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J
Etymologiquement, « géographie » signifie dessiner la Terre. <br /> Pour moi, le goût de la géographie passe aussi par l'imagination. Il est très intéressant de dessiner, avec des crayons de couleur, la carte d'un pays imaginaire. On peut fonder des villes, tracer des routes... Mais on ne peut pas faire n'importe quoi. On ne peut pas barrer un fleuve par une chaîne de montagne, à moins de dessiner les gorges par lesquelles il la traverse. <br /> Nos grands décideurs d’aujourd’hui ont-ils joué ainsi, avec les cartes, dans leur jeunesse ?<br /> Ou n’ont-ils retenu que la leçon où les cartes servent à faire la guerre…
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P
je suis de ceux qui sont restés basiques et ne peuvent s'empêcher de penser que la terre au delà de toutes les évidences reste plate. ainsi ai-je eu le sentiment d'avoir la tête en bas quand je suis allé vers le sud? non. en revanche les himalaya restent dans mon souvenir comme les pires douleurs jamais ressenties tant l'altitude était haute. certes, il y a les globes terrestres, les démonstrations mathématiques, la physique, les avions, les fusées mais celà ne m'intéresse que mollement : je n'aime que les hommes même ronds.
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