VANITE (bis)

Publié le par scape

De miroirs en miroirs, ne voir que soi. Détailler son égo de haut en bas, et dans un vent d'allégresse, se satisfaire pleinement de cet autre parfait, de cette image renvoyée dont chaque centimètre semble être à votre convenance.

Poser pour la gloire, et n'avoir pour désir que sa propre représentation.

Point de réflexion, si ce n'est celle de ce même miroir. Chimère et alouettes....

Je suis ce double qui bouge, je suis cette perfection. Je ne vois en l'autre ni secret, ni mystère, je ne vois que défauts, minimes erreurs et tristes comparaisons. Je ne suis pas tel que je suis, mais tel que je l'ai voulu, construction patiente et compulsive de cet autre, de cette copie sans erreur.

 

Je n'aime que cette image en mouvement, que cette épaule, que cette veine, que cette chute.

Je ne pense pas, je réfléchit. Et si vous pouviez ne serait-ce qu'imaginer ce que je vois.....

 

Vanité des vanités, tout est vanité 

L'Ecclésiaste

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Publié dans Marge

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H
De miroirs en miroirs...<br /> Pourquoi changer de miroir ? ils ont tous la même cruauté ou la même complaisance, c'est selon.
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S
Ce à quoi Jean Cocteau disait, "Les miroirs feraient mieux de réfléchir davantage".....
P
j'ai beaucoup de difficultés à poster, même : je suis arrivé sur l'écran d'une crème "anti-âge". A y réfléchir, qu'est-ce que ça veut dire "anti-âge"?<br /> ainsi donc étant anti-âgé de vingt années, moi qui en réalité en totalise fourty eight - on me disait que c'était à la mode de parler anglais et plus élégant - années ou years, je souhaitais simplement écrire que je fuis maintenant les miroirs. seul, jacky trouve -encore - beaux les portraits qu'il fait de moi avec son appareil-photo. beaux.
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J
Poser pour la gloire devant son miroir n’implique qu’un rapport entre soi et soi. Encore faut-il garder en tête que l’image que chacun voit n’est pas soi mais un soi « retourné » bien différent de notre image photographique qui elle nécessite un autre.<br /> Dans le miroir, nous ne serons jamais ce que les autres voient de nous… « Je » est un autre !
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