MELO

Publié le par scape

L'Aube rougeoie, et le crépuscule flamboie. Les couleurs sont poussées à l'extrême, comme exacerbation de notre environnement quotidien, et comme si chaque instant banal de vie se devait d'être unique....

 

Pas de ralenti, pas de brume intempestive, tout se voit et tout se montre, une gamme de sentiments, du plus intense au plus insignifiant, mais dans une justesse qui se garde bien du grandiloquent.

 Le paroxysme du "mélo" se veut miroir et dédoublement. Il n'est que question sémantique quant à la vision de notre environnement le plus proche. Il nous offre une grille de lecture sous un microscope, et c'est sur l'écran que nous observons nos propres travers, nos propres joies et colères.

 Qui n'a jamais rêvé de brûler ainsi, de se consumer pleinement.?

 Être au centre, être au coeur, ne jamais paraître mais vivre dans la pleine jouissance de ses moindres sentiments, de ses moindres envies. Vivre et exploser, dans la passion ou le chagrin et avec la bande originale appropriée. Avancer sans se soucier, avancer tête haute et sans perdre pied, avancer quoiqu'il arrive, respirer à plein poumon et foncer même si c'est dans le mur....

 Nous vivons dans un "mélo" permanent. Parce que ces images sont à notre image, parce que ces images qui vieillissent sont nos années qui passent, nos envies qui s'émoussent et parfois se réveillent sans crier garde.

 Tout se dénoue sur l'écran, et ce sont larmes qui glissent silencieusement sur vos joues.

 Pas d'exagération, ni manipulation, juste une réalité qui émeut, car c'est aussi la votre....

 Au-delà du miroir, le "mélo" est imitation, imitation de la vie..... Et si cette vie-là vous paraît désuète, quelque peu ampoulée ou exagérée, n'est-ce pas une inutile protection ?

 Doucement je soulève le film du miroir, et en me penchant avec prudence, ce sont mes propres étoiles que j'y vois...

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Publié dans Marge

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H
"Et vive le mélodrame sur lequel margot a pleuré".<br /> Avec la distance de la scène ou de l'écran, avec l'accompagnement du piano forte ou de la bande son, la banalité du décor et les tremblements des lèvres se parent de poésie.<br /> En proie à soi-même, sans éclairage ou mise en scène autre que sa propre peine, tout est quotidien et sordide.Il n'y a plus de mélo, seulement les usures de chaque jour.
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J
Tes mots donnent de la couleur aux mélos que j'ai pu voir sur le poste de télévision familial. Qu'en est-il aujourd'hui de ces mélos d'antan dans un monde saturé de couleurs ?
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S
J'aime à croire que les couleurs durent, et que les mélos d'antan s'en parent aujourd'hui tout autant...
J
Tes mots donnent de la couleur aux mélos que j'ai pu voir sur le poste de télévision familial. Qu'en est-il aujourd'hui de ces mélos d'antan dans un monde ?
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