DES MOTS ET DES SIGNES

S'interroger sur le langage est une bien belle idée (Merci Jean-Yves, de nous mener constamment vers le haut... http://culture-et-debats.over-blog.com/ )
Le langage est une quête. Une sorte d'idéal vocal que d'aucuns cherchent à apprendre, à maîtriser, à dompter ou à dépasser.
Question et enjeu intrinsèque. Le langage ne nous appartient pas, il fait partie intégrante de nous. Sans langage, nous inventons alors d'autres signes, et ceux-ci forcent mon admiration.
Au coeur du langage, les mots, même si ces satanés mots ont parfois tendance à dépasser notre pensée.
Les maux des mots !
Mots croisés
Mots tronqués
Mots composés ou avalés, le langage est riche de ses propres définitions et de ses propres avatars.
S'interroger sur le langage, c'est aussi s'interroger sur la langue, sur son appartenance linguistique et donc culturelle.
Appartenons-nous à une langue, ou est-ce elle qui nous appartient ? Dans les deux sens nous nous définissons par l'emploi et le choix des mots.
La perte d'une langue est le signe avancé d'un déracinement, qu'il soit physique ou moral. Devoir abandonner sa langue maternelle doit s'apparenter à l'amnésie forcée.
De toute époque, les récits des migrants parle de cet abandon linguistique subi dans la chair.
Parler pour exister et pour lire dans les yeux de l'Autre la compréhension et l'appartenance.
Parler est le lien, les mots, la base du ciment.
"Tu parles trop"
"Parler à tort et à travers"
"Parler en dépit du bon sens"
"Parler sans réfléchir"
"Parler comme un moulin à paroles"
Dans tous les cas, parler et jouer des mots.
Jouer des mots (ou jouer des mains) pour s'exprimer, et s'exprimer pour être.
Pas besoin de parler la même langue, pas besoin d'employer les mêmes mots, que votre langue soit celle de Molière, de Shakespeare, de Goethe, Cervantès, etc... ou tout simplement celle du corps, des gestes.... il suffit d'exprimer pour partager.